Les deux chefs de file du courant strauss-kahnien, Pierre Moscovici et Jean-Christophe Cambadélis, ont pris acte avec "tristesse" et chacun de leur côté, mercredi 25 septembre, de
la scission de "Socialisme et démocratie", fondé par Dominique Strauss-Kahn.
"'Socialisme et démocratie' n'a pas résisté aux coups de boutoir de ceux qui ont confondu reconstruction et combinaison", écrit Pierre Moscovici dans une lettre aux militants Pierre Moscovici, qui
a rejoint mardi Bertrand Delanoë.
"Cette aventure-là est finie"
Il critique ainsi ceux qui, tels Jean-Christophe Cambadélis, défendaient une alliance des strauss-kahniens et fabiusiens autour de Martine Aubry. (> lire notre dossier)
Pour l'ancien ministre, "cette aventure-là est finie, j'en prends acte avec tristesse". "'Rénover maintenant'" a repris sa route. 'Besoin de gauche'" poursuit la sienne. Je te demande de
m'accompagner dans ce chemin", ajoute Pierre Moscovici, annonçant par ces mots une séparation de fait.
"Rénover maintenant" regroupe Arnaud Montebourg et ses amis, qui avaient fusionné avec le courant strauss-kahnien en juillet et ont décidé à une écrasante majorité de soutenir Martine Aubry pour le
congrès de Reims. "Besoin de gauche" est le nom de la contribution pour le congrès qui a rassemblé ces deux sensibilités.
"Une double rupture"
"Un nouveau courant veut donc se constituer (...) Je le regrette, cela m'attriste, ne m'étonne pas totalement et éclaire évidemment l'année écoulée...", a réagi, par une brève adresse aux
militants, Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris.
Le départ de Pierre Moscovici et les siens représente, affirme le député de Paris, "une double rupture avec Dominique Strauss-Kahn de nos engagements collectifs et de Socialisme et Démocratie".
Pour Jean-Christophe Cambadélis, "chacun le comprend, ce dévoilement tardif [la formation d'un nouveau courant, ndlr], vise à donner un sens à un ralliement, de dernière minute, à Bertrand
Delanoë". "D'autres avaient fait ce choix, dès le départ, avec élégance et sans renier leur attachement à notre projet collectif", observe-t-il dans une allusion à des personnalités comme le maire
de Grenoble, Michel Destot.
Jeudi 25 septembre 2008
4
25
/09
/Sep
/2008
16:26
-
Par francis
0
Commentaires